Hommage à mon père

Hommage à mon père

Nous publions de façon intégrale l’allocution prononcée par Sylvain Blanchard à l’occasion des funérailles de son père, le 28 janvier dernier, à la Cathédrale de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Ma première pensée est pour la plus belle femme du monde :

Ma mère.

Ma mère qui a aimé mon père durant 60 ans. C’est-à-dire jusqu’à la toute fin de sa vie. Et qui a vécu l’affliction de leur séparation avec une force et une dignité que je n’ai encore jamais vues chez aucun être humain.

« La plus belle âme du monde », m’a souvent dit mon père en me parlant de ma mère. Car toute sa vie, elle l’a consacrée au mieux-être des autres avec une générosité et une bonté d’une splendeur éblouissante.

La plus belle femme du monde, c’est ma mère : Mme Raymonde Roy, dont je dis le nom avec fierté et amour car c’est vers elle que mon regard se tourne, en tout premier lieu, pour lui offrir mes plus sincères condoléances.

J’ai aussi une pensée émue pour mon jeune frère, Yves, que je sais brisé par la tristesse mais dont le courage et la force de caractère, tout au long de cette épreuve, ne font que renforcer les sentiments de fierté que mon père a toujours eus à son égard.

« Un garçon impressionnant. Aussi bien par son intelligence que par sa maturité. »

Ce sont-là, Yves, les propres mots de papa. Des mots écrits de sa main, il y a 30 ans, dans son journal personnel. Journal qu’il m’a donné il y a quelques années. Sans le moindre doute, le cadeau le plus fabuleux que j’ai reçu de toute ma vie.

Je m’apprêtais à acheter des actions à la bourse quand la porte d’entrée s’est ouverte. Et à la vitesse de l’éclair, il est descendu à mon bureau, déposant cette énorme valise remplie de cahiers, tout en me disant : « Tiens, ça va te faire de la lecture. »

– C’est quoi ?

– Mon journal.

– Ton quoi ?

– Mon journal. Mon journal personnel.

30 secondes.

Durant 30 secondes, ni lui ni moi n’avons dit un mot.

Sidéré, je fixais la valise. Totalement bouleversé qu’un tel trésor se retrouve à mes pieds. Car s’il y a UNE chose qui tenait à cœur à mon père, c’était bien son journal personnel. Un journal qu’il a commencé à écrire en 1972 sans jamais cesser depuis de le rédiger. Un journal qu’il cachait minutieusement pour que personne n’ait un jour l’indécence de venir violer son intimité.

De toute évidence, il avait donc, cette journée-là, changé d’idée.

Ému, je l’ai pris solidement dans mes bras en lui jurant que j’en prendrais soin comme de la prunelle de mes yeux. Que je le lirais et le relirais 10 fois, 100 fois, tout en me disant intérieurement que chacune de ces pages allait se retrouver avec moi dans ma tombe.

Me manquent, malheureusement, plusieurs années de sa vie. Car avant de quitter la maison ce jour-là, mon père m’avait dit qu’il avait d’autres cahiers. Et que la prochaine fois, il me les apporterait. Non seulement pour que je les ai tous, mais parce qu’il souhaitait aussi que nous en fassions un livre ensemble. Mais cette autre fois, n’est jamais venue. Essentiellement parce qu’il était toujours impliqué dans 10 000 projets, et donc forcément avec l’esprit, parfois, un peu ailleurs. Il avait oublié. Tout simplement.

Je sais que sa conjointe aura l’élégance de tenter de retracer tous ces cahiers et de me les remettre afin que je puisse connaître un jour la suite de la vie de mon père. Veuillez accepter, Madame Laporte, mes plus sincères condoléances.

Ce journal est un accès direct, franc et parfois même brutal à la vie intérieure de mon père.

On y découvre en effet ses réflexions sur la vie et la nature humaine. Sur ses déchirements, sa sensibilité et ses doutes. On y mesure l’étendue de ses ambitions et de ses questionnements. Tout autant qu’on y voit la brûlure de ses blessures et la couleur de ses larmes.

J’ai lu avec tendresse ses réflexions sur les hommes et les femmes qui l’ont grandi. Comme j’ai lu avec douleur les épreuves impitoyables qu’il a dû traverser.

J’ai mesuré aussi l’affection qu’il portait à son ami et fidèle partenaire en affaires, M. Jean Bessette. Un grand monsieur. L’incarnation même du raffinement et de la classe. De l’honnêteté et de la bonté. Ils ont bâti ensemble la Boîte à films et ils ont fait du Capitol ce qu’il est devenu : une belle salle de cinéma. C’est un homme que j’aime beaucoup et à qui je tiens à offrir mes plus sincères condoléances.

En parcourant le journal de mon père, j’ai aussi vu le regard qu’il portait sur lui-même. Sévère. Parfois même implacable. Mais aussi, occasionnellement, empreint de douceur, comme s’il écrivait à un petit garçon.

J’ai ressenti le courage qu’il avait à se regarder tel qu’il était. Mais surtout, toute la grandeur de ce qu’il cherchait DÉSESPÉRÉMENT à devenir : MEILLEUR.

Le meilleur qu’il pouvait, lui, devenir. Cette volonté d’aller au bout de lui-même. De ses talents, de ses capacités et de son humanité. De faire les choses, non pas comme elles peuvent être faites, mais comme elles DOIVENT être faites.

Sur chaque page, de chaque cahier, cette autocritique. Les mots qu’il regrette. Les gestes qu’il posera autrement, les faiblesses qu’il corrigera.

Et toujours, partout, ce désir, cette volonté farouche de s’améliorer. Jour après jour. Comme homme, mais tout aussi important à ses yeux, comme citoyen.

C’était le but ultime de sa vie.

Et pour y parvenir, il ne voyait qu’une avenue : la discipline. Une discipline de fer qu’il s’imposait jour après jour, volontairement et sans compromis. Et dont j’ai été témoin des milliers de fois et de toutes sortes de façons.

Son humanité, ai-je dit un peu plus tôt. Que j’aurais pu aussi traduire par son amour des autres. Car jamais n’ai-je rencontré un être aussi fabuleusement doué pour les relations humaines.

Mon père ne s’est jamais construit une image ; il était sincère et vrai. Il n’a jamais non plus cherché à plaire pour le seul plaisir d’être aimé. Naturellement était-il généreux. Et naturellement était-il bon. Et avant tout, profondément honnête.

J’imagine que les femmes, elles, l’appréciaient d’abord pour sa beauté. Car avouez, Mesdames, qu’il était beau.

Je me rappelle d’ailleurs qu’à la polyvalente bien des filles qui voyaient sa photo dans le Canada-Français se faisaient un plaisir de m’en faire la remarque. C’était l’époque au cours de laquelle on se faisait aussi un plaisir de me donner de bonnes raclées en me disant de ne pas m’en faire parce que, de toute façon, le « chauffeur » de mon père viendrait me chercher.

Cette époque était celle où mon papa venait d’ouvrir un magasin. Rue Saint-Joseph. Un Canadian-Tire avec deux ou trois portes de garage. Rien de comparable avec ceux que l’on voit un peu partout aujourd’hui, mais juste assez gros pour créer une impression. L’impression que le patron de ce magasin roulait sur l’or. Même si le patron en question était sérieusement endetté à l’époque et au bord de la faillite. Ce que j’ai appris, il y a à peine deux ans, en lisant son journal personnel.

Ni ouvrier, ni prof., ni facteur, mais patron. Donc riche. Ce qui, pour les p’tits gars d’une polyvalente, voulait dire une chose très importante : que ma vie était facile. Et beaucoup plus facile que la leur.

Il y avait donc là une injustice grave.

Et les injustices, lorsqu’on a 13 ou 14 ans, c’est à coups de poings et d’humiliations qu’on règle le tout.

À 16 ans, un billet d’avion dans une main et $ 400 dans une poche, je quitte pour l’Europe. Puis, le Proche-Orient. Je me sauve. Moins par peur des coups de poings, que pour me trouver. Pour savoir qui je suis. Un bébé gâté et un fils à papa, autrement dit, un moins que rien, comme on cherchait à me le laisser croire, ou quelqu’un d’autre.

Curieusement, j’ai eu la réponse assez vite.

Car lorsque j’ai vu, après qu’on m’ait tout volé, que même sans argent ni rien à manger, je pouvais dormir sous un pont sans me mettre à brailler. Que même horrifié par la violence et le sang, l’envie de fuir le Liban ne m’est jamais venue. Que la misère des réfugiés me donnait furieusement envie d’aider, jamais de me cacher. Et que je pouvais me trouver du travail sans même comprendre la langue du pays, bref, qu’à chaque difficulté apparaissait, non pas une malédiction, mais un défi. Et que devant chaque obstacle, se dressait la volonté d’y faire face. Et que peu importe les embûches, je me tirais d’impasse, c’est là, précisément là, que j’ai vu et su que j’étais bel et bien le fils de Robert Blanchard. Et je me suis trouvé beau pour la première fois de ma vie.

Dès lors, j’ai compris que, par la seule force de son exemple, mon père m’avait déjà tout appris. Sans même prononcer un mot, il m’avait fait comprendre ce qu’était le courage. Sans me faire la leçon, il m’avait montré ce qu’était le caractère et la détermination. Presque toujours en silence. Mais semaine après semaine, en déployant toutes ces qualités devant moi. En réalisant des choses, plutôt qu’en en parlant. Et en posant des gestes, plutôt qu’en me les racontant.

Il m’a appris que la souffrance et les épreuves ne sont PAS des accidents de parcours, mais des parties intégrantes de la vie. Et que l’acharnement et la fureur de se relever sont les moyens de les surmonter.

En fait, dès lors, j’ai su que, peu importe ce que je ferais de ma vie, mon père en serait la plus grande inspiration.

À mon retour au Québec, d’ailleurs, c’était justement l’heure des choix.

J’aimais le sport avec passion, alors je voulais devenir professeur d’éducation physique. Aussitôt la nouvelle annoncée, mon père me suggère d’inviter au restaurant un professeur. Il accepte. Et au bout d’une heure, c’est réglé : jamais je ne deviendrai professeur d’éducation physique. On venait en effet de m’apprendre le monde de différence entre aimer le sport et discipliner une bande de jeunes. Ce qui est bien là la toute dernière chose que je voulais faire de ma vie. Mais sans se diner, c’est vraisemblablement ce métier que j’aurais exercé.

Autrement dit, par ce simple diner, mon père venait de me sauver d’une très longue agonie.

Et ça n’allait pas être la dernière.

En effet, après avoir fait carrière à la radio et à la télé, j’entre dans la cathédrale du journalisme au Québec : Le Devoir. Mon père en est ravi, mais rapidement, il m’avertit.

En me disant, à une virgule près, ceci :

« Le Devoir n’est pas une école où on apprend son métier. Et ce n’est pas parce que tu as 23 ans qu’on va te faire de cadeaux. C’est même le contraire. Dès le départ, on va essayer de voir ce que tu es capable d’endurer. Et dès le départ, on va se faire une opinion sur toi. Te créer une réputation. Bonne ou mauvaise, elle va te coller à la peau, et longtemps. Et si en partant, tu n’es pas capable de suivre, on va te larguer. Que tes collègues aient 2 fois ton âge ou 100 fois plus d’expérience que toi n’est pas, et ne sera jamais, une excuse. Comprend que c’est un privilège de travailler-là. Pas une chance qu’on te donne. Et encore moins une faveur qu’on te fait. Ils t’engagent parce qu’ils ont toutes les raisons de croire que tu peux performer. Comme les autres. C’est-à-dire aussi vite et aussi bien que les autres. Mais s’ils constatent qu’ils ont commis une erreur, ils vont te congédier dans un mois. »

J’y suis resté 16 ans.

Et j’avoue que lorsque mon père m’a expliqué tout cela, je songeais davantage à fêter qu’à l’écouter. Mais dès la première semaine, malgré mon enthousiasme et un comportement absolument irréprochable, j’ai su qu’il avait raison. Car immédiatement ai-je vu que tous, patrons comme journalistes, n’attendaient rien que ça : me tester. Me faire comprendre que la VRAIE bataille ne se ferait pas contre La Presse ou d’autres concurrents, mais ici même et entre nous. Leur plus complète indifférence à mon endroit ne pouvait être plus glaciale.

Or, sans l’intervention de mon père, tout cela je l’aurais interprété comme de l’animosité. En rentrant chez-moi, je me serais en effet posé mille questions et j’aurais trouvé la seule réponse logique dans la tête d’un jeune de mon âge : qu’il s’agissait-là d’un milieu hostile où le plaisir de travailler était complètement absent. Et j’aurais démissionné. Sans rien comprendre de ce qui se passait réellement autour de moi. Sans rien comprendre de ce qu’était VRAIMENT le monde du travail.

Parce que mon père était intervenu à un moment crucial de ma vie – un autre – mes illusions sur le marché du travail n’ont duré qu’une nuit.

Malheureusement, les siennes, ont duré un peu plus longtemps.

Carrière qui débute chez Fleetwood. Mon père vend alors des téléviseurs. Il en a assez et se joint à Shell. Au dernier, dernier barreau de l’échelle. Allumé, jeune et intelligent, il ne compte pas ses heures et c’est à la vitesse de l’éclair qu’il prend du galon. Il excelle. Il est bon et on lui dit. Et c’est sans surprise que son attitude et son ardeur au travail lui permettent de poursuivre son ascension.

Puis, subitement, LE MUR. D’avancement, il n’y a plus.

Inquiet, évidemment, mais avant tout férocement ambitieux, mon père demande alors à rencontrer son supérieur. Essentiellement pour s’informer si son travail pose problème. Les deux hommes sont face à face. Mon père le fixe et attend la réponse. La conversation tourne en rond. Le tout commence même à s’éterniser. Et là, tel un coup de fouet, la réponse arrive. Celle qui allait changer toute sa vie.

« M. Blanchard, lui a-t-il dit, jamais, vous m’entendez, jamais un canadien-français ne deviendra un jour président de Shell. »

Mon père est alors sorti du bureau et, quelque temps plus tard, il démissionna.

Peu de temps après, il prend la route. Direction : Toronto. Dans un autre bureau. Et avec un autre anglophone. Mais cette fois, le but de mon père n’est pas de poser une question. Mais de convaincre. De le convaincre de lui vendre à lui, « le petit canadien-français », une franchise Canadian-Tire.

Fallait du culot. Beaucoup de culot. Car à l’époque, demander une chose pareille était absolument inimaginable à toutes fins pratiques.

Or, l’inimaginable s’est produit : un Canadian-Tire allait s’installer rue Richelieu, à Saint-Jean. Puis, des années plus tard, déménagement sur le Boulevard Saint-Joseph, ouverture de la Boîte à films, achat du Capitol, et surtout, l’agrandissement spectaculaire sur Pierre-Caisse. Un beau et un grand magasin.

Bref, après des années d’efforts sans nom, après l’intimidation et les menaces constantes de ses banquiers de le mettre en faillite, FINALEMENT, mon père avait réussi. Et malgré tout, c’est-à-dire pendant tout ce temps, en dépit de ses journées de travail interminables, des problèmes à la tonne et des ennuis qui n’en finissaient plus, toujours, cette extraordinaire implication dans sa communauté. Et toujours, sa porte bien ouverte pour tous ceux et celles qui lui demandaient de l’aide. Une liste à donner le vertige. Et tout cela, pour une seule raison : parce qu’il jugeait ESSENTIEL d’aider. D’être SOLIDAIRE des autres.

Rien d’étonnant à ce qu’il ait été mon idole.

Je le trouvais racé. J’admirais son esprit vif, son goût d’apprendre et sa soif de connaître. J’admirais son intelligence et sa fabuleuse capacité à encaisser les coups presque en riant. Il était fort mentalement. Cultivé. Doué. Et surtout : extraordinairement compétent.

Ému, je l’ai toujours été, face à sa bonté – vraie et non feinte – envers ceux et celles qui en arrachent. Fasciné par son extraordinaire disponibilité pour toutes les causes auxquelles il croyait. Et Dieu sait s’il y en a eues.

Mon idole, donc. Or que font les jeunes devant leur idole ?

Ils essaient de le suivre, quoi d’autre ? De suivre ses traces. Mais sans se douter le moins du monde du prix qu’il aura à payer. Sans réfléchir une seconde à toute la force qui lui sera nécessaire. Aux mille épreuves qui l’attendent dans le détour. Et sans oublier, bien sûr, « l’édifiante » gamme de mesquineries dont regorgent nombre de milieux de travail et que, toujours, mon père banalisait chaque fois que j’en discutais avec lui. Essentiellement pour me dire que ma sensibilité allait me tuer à défaut de veiller sur elle.

J’ai travaillé à Radio-Canada et au Devoir. Collaboré au New York Times, au Time, à La Presse et au Macleans. J’ai eu la chance de remporter tous les prix que n’importe quel reporter ambitieux rêve de gagner dans une vie, dont celui du Gouverneur-général du Canada. J’ai écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision. Changé de carrière pour travailler dans une banque d’investissements avant de devenir investisseur à la Bourse de New York. Bref, j’ai travaillé dur. Et mon père était fier de ça. Mais beaucoup-beaucoup plus que moi. Parce que les honneurs, entre autres choses, ne m’ont jamais rien apporté. À part les coups fourrés et la jalousie. Mais jamais la joie ni la moindre parcelle de plaisir.

« Donner le meilleur de soi-même », disait-il toujours.

Mais pourquoi ? Pour en souffrir après coup ?

– Non, pour apprendre, me répondait mon père.

– Mais quoi ?

« Que ta sensibilité n’est pas une carence mais un cadeau. Un cadeau que tu dois protéger. Dont tu dois te servir là où elle peut et doit servir. Et non d’en être l’esclave et d’en souffrir. T’en servir pour t’épanouir. Pour aimer. Encore plus. Parce que n’importe qui peut parler avec sa tête et sa raison. Mais beaucoup moins savent aussi le faire avec leur cœur et leur âme. Et toi tu peux le faire. C’est ça, Sylvain, un cadeau. »

Voyez comme c’est simple.

Simple quand son père nous éclaire.

Que sa vie nous inspire.

Toute ma vie a été tracée de cette façon : par son exemple. Le plus puissant carburant que j’ai connu. Celui sans lequel rien, mais rien de ce que j’ai pu faire ou accomplir n’aurait été possible. Car le talent et le travail ne sont rien, justement, lorsqu’on ignore tout du reste. C’est-à-dire comment vivre sa vie. Comment la choisir au lieu de la subir. Comment lui donner un sens pour s’épanouir et l’enrichir.

Tout cela, mon père me l’a appris.

Je lui dois tout.

Car il est l’homme le plus important que j’ai connu.

Et surtout : le plus grand que j’ai vu.

Toute ma vie, j’aurai cherché à mieux comprendre la vie de mon père. Parce que toute ma vie, il m’a fasciné comme personne n’a jamais réussi à le faire.

Je ne lui arrive pas à la cheville. Mais sa dignité me guide. Et son envergure incarne toute la beauté de l’héritage qu’il me laisse.

Je sais que son plus grand espoir à mon endroit a toujours été que je sois heureux. Et je l’ai été. Parce que j’ai eu la chance et le bonheur d’apprendre à ses côtés.

Être son fils fut le plus grand privilège de toute ma vie.

Et mon amour infini pour lui, est la splendeur de la caresse qu’il laisse sur mon cœur et mon âme.

À jamais.

Mes adieux papa.

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lucie Bertrand
lucie Bertrand
4 années

Merci pour ce beau témoignage il décrit votre père comme je l ai connu